Dans une correspondance adressée au Maire de la ville de Kribi ainsi qu’aux maires des différentes communes d’arrondissements du département de l’Océan, le Préfet de l’Océan, Bouba Haman, rappelle avec fermeté le cadre légal régissant l’adressage et la dénomination des rues, places et édifices publics. Une mise au point qui vise à mettre un terme à certaines initiatives jugées irrégulières.
Face à la multiplication d’actions menées par des personnes non habilitées dans le domaine de l’adressage et de la dénomination des rues, places et édifices publics, l’autorité administrative du département de l’Océan a décidé de hausser le ton. Dans une lettre datée du 17 juillet 2026, le Préfet Bouba Haman dénonce les activités de certains individus qui s’arrogent des compétences réservées aux collectivités territoriales décentralisées.
Selon le Préfet, ces initiatives sont menées en violation de la réglementation en vigueur et risquent d’entretenir la confusion dans l’organisation de l’espace public. Il rappelle que la compétence en matière de dénomination des rues, places et édifices publics est clairement définie par l’article 158 du Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées.
Le représentant de l’État souligne que toute décision relative à l’attribution d’un nom à une rue, une place ou un édifice public doit nécessairement faire l’objet d’un avis préalable du conseil municipal avant d’être soumise à l’approbation de l’autorité de tutelle. Cette procédure légale garantit la transparence, la cohérence et la légitimité des choix opérés par les collectivités locales.
Dans cette optique, le Préfet invite les exécutifs municipaux à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser les pratiques irrégulières observées sur le terrain. Il les exhorte également à exercer pleinement les compétences qui leur sont reconnues par la loi afin d’éviter tout vide susceptible de favoriser des atteintes à l’ordre public.
Cette sortie du Préfet de l’Océan apparaît comme un rappel à l’ordre salutaire dans un contexte où plusieurs localités connaissent une urbanisation croissante nécessitant une meilleure organisation de l’espace urbain. Elle traduit également la volonté des pouvoirs publics de préserver la légalité dans la gestion des affaires locales et de renforcer le rôle des communes dans l’aménagement de leur territoire.
À travers cette correspondance, l’administration préfectorale entend ainsi réaffirmer l’autorité des institutions compétentes et garantir que l’adressage ainsi que la dénomination des espaces publics demeurent encadrés par les dispositions légales en vigueur.
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