C’était dans le cadre du 96ᵉ Conseil stratégique et technologique de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), organisé sous l’égide de la Camwater, qui s’est achevé le 19 novembre 2025 à Yaoundé.
Près de 300 participants, issus d’une vingtaine de pays et d’une trentaine d’organisations africaines et internationales, ont répondu présent, aux côtés de partenaires techniques et financiers ainsi que de plusieurs hautes autorités politiques et administratives camerounaises, parmi lesquelles Leurs Excellences le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, M. Gaston Eloundou Essomba, et le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, M. Joseph Le.

Au terme de trois jours de réflexions intenses consacrés autour du thème: « Gestion durable des ressources en eau et renforcement des services d’eau et d’assainissement: quels leviers stratégiques pour des actions fortes en Afrique ? », les participants — chercheurs, experts, investisseurs et professionnels du secteur, venus d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, réunis autour du Dr Blaise Moussa, directeur général de la Camwater et président en exercice de l’AAEA, ont insisté sur plusieurs priorités. Il s’agit notamment du développement de mécanismes financiers innovants, de l’adoption de solutions techniques adaptées aux contextes locaux, ainsi que de la structuration de toute la chaîne de valeur — vidange, transport, traitement et valorisation. La question du renforcement des compétences a également occupé une place centrale dans les débats.

Pour mieux orienter l’avenir du secteur, quelques recommandations opérationnelles ont été formulé par les participants à l’issue des travaux.
– Sur le plan de la gouvernance, ils ont appelé à accélérer l’opérationnalisation de l’Académie Africaine de l’Eau et de l’Assainissement, et à renforcer l’harmonisation des politiques nationales avec les standards techniques internationaux (ISO).
– Sur le plan de l’ingénierie et de l’innovation, ils recommandent de privilégier les solutions fondées sur les besoins locaux (stations compactes, technologies décentralisées, valorisation énergétique et agronomique des boues), et de créer une plateforme africaine d’échanges sur les innovations du secteur.
– Sur le plan du financement, ils préconisent la mise en place de mécanismes innovants et durables — financements hybrides, mobilisation du secteur privé, soutien aux PME — ainsi que l’adoption de cadres réglementaires favorisant la professionnalisation des services de vidange et la formation des opérateurs.

En définitive, les travaux du 96ᵉ CST ont permis d’aboutir à des recommandations fortes et à une vision partagée : celle d’une Afrique plus résiliente, mieux équipée et mieux formée pour affronter les défis de l’eau et de l’assainissement, en lien étroit avec l’Objectif de Développement Durable (ODD).
Rendez-vous est pris du 09 au 13 février 2026 à Yaoundé, pour le 96e Congrès international et Exposition de l’AAEA.
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