A la une Politique

Meeting de remerciement à Kribi: Guy Emmanuel Sabikanda place son nouveau destin sous le signe de la grâce

La plage Copa Cabana de Ngoyè a été, le 27 août 2026, le théâtre d’une imposante communion populaire. Devant des milliers de militants et sympathisants du RDPC, aux côtés des autorités administratives, traditionnelles et religieuses, le maire de Kribi et désormais administrateur de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), Guy Emmanuel Sabikanda, a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Paul Biya.

Des milliers de militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) ont convergé vers site emblématique de la Plage Copa Cabana de Ngoye, le 27 août 2026, pour prendre part au meeting de remerciement organisé à l’initiative de Guy Emmanuel Sabikanda pour remercier le Président Paul Biya suite à sa nomination comme membre du Conseil d’Administration de la SNH.

Bien plus qu’un simple rassemblement politique, la cérémonie s’est progressivement muée en un moment de communion, de reconnaissance et de partage. La nomination récente de Guy Emmanuel Sabikanda au Conseil d’administration de la SNH en était le principal motif, mais l’atmosphère générale dépassait largement le cadre institutionnel.

Au moment de prendre la parole, Guy Emmanuel Sabikanda a choisi un registre inhabituel pour un responsable public fraîchement nommé à de nouvelles fonctions. Plutôt que de s’attarder sur son ascension ou de dresser l’inventaire de ses mérites, il a placé son intervention sous le signe de la reconnaissance.

S’inspirant de l’homélie prononcée quelques instants auparavant par l’autorité religieuse, il s’est comparé au « dixième lépreux » de l’Évangile : celui qui, après avoir été guéri avec neuf autres, revient vers Jésus pour rendre grâce.

Cette référence biblique a donné le ton d’un discours empreint de spiritualité. Pour le maire de Kribi, son itinéraire dans la vie publique reste marqué par une part de mystère, d’interrogations et d’imprévisibilité. Il a évoqué son « odyssée dans ce monde des vivants », reconnaissant que certaines étapes de son cheminement demeurent pour lui-même difficiles à expliquer autrement que par la grâce.

Dans une prise de parole particulièrement personnelle, Guy Emmanuel Sabikanda n’a pas cherché à se présenter comme un homme arrivé au sommet. Il a plutôt revendiqué ses fragilités, ses doutes, ses espoirs et ses craintes. L’homme public a reconnu que toute trajectoire comporte des obstacles, des résistances et parfois des calculs. Il a fait allusion aux difficultés et aux « conspirations » susceptibles de jalonner le chemin de ceux qui assument des responsabilités publiques. Mais au-delà de ces contingences humaines, il a choisi de retenir une lecture fondée sur la foi : celle de la grâce divine et de la volonté présidentielle.

Dans cette perspective, sa nomination au Conseil d’administration de la SNH apparaît, à ses yeux, comme une responsabilité qui lui est confiée par le chef de l’État, Paul Biya, et qu’il lui appartient désormais d’assumer avec loyauté, discipline et engagement. Derrière l’émotion du moment, le nouvel administrateur n’a pas perdu de vue la portée de sa nomination. Il a clairement affirmé mesurer le poids de la mission qui lui incombe désormais au sein de la Société Nationale des Hydrocarbures. Institution stratégique dans l’économie camerounaise, la SNH occupe une place majeure dans la gestion des intérêts pétroliers et gaziers de l’État. Intégrer son Conseil d’administration constitue donc une responsabilité qui exige, selon l’esprit de son intervention, rigueur, disponibilité et sens élevé de l’intérêt général.

Loin de considérer cette nomination comme un aboutissement personnel, Guy Emmanuel Sabikanda l’a présentée comme un nouvel appel à l’action. Une étape supplémentaire qui impose davantage de responsabilité que de triomphalisme. À travers ce meeting de remerciement, Guy Emmanuel Sabikanda a ainsi voulu transformer une nomination individuelle en moment collectif de reconnaissance. Le maire de Kribi a fait de la gratitude le fil conducteur de son message. Une gratitude adressée au président de la République, mais également à tous ceux qui l’accompagnent dans son cheminement politique, administratif et communautaire.

La tonalité spirituelle de son intervention aura particulièrement marqué les esprits. En se présentant comme le « dixième lépreux », il a choisi de rappeler que la reconnaissance, au-delà des honneurs et des fonctions, demeure pour lui une valeur essentielle. Au terme de son intervention, une conviction s’est imposée : pour Guy Emmanuel Sabikanda, la nouvelle responsabilité qui s’ouvre au sein de la SNH ne saurait être dissociée de l’humilité.

Le meeting de Ngoyè aura donc été davantage qu’une cérémonie de remerciement. Il aura été le témoignage public d’un homme qui entend aborder une nouvelle étape de sa vie politique sous le signe de la foi, de la reconnaissance et de la responsabilité. Dans un contexte où les nominations aux hautes fonctions sont souvent célébrées dans l’euphorie et l’autosatisfaction, Guy Emmanuel Sabikanda a choisi un autre chemin : celui du « dixième lépreux », revenu dire merci.

Une manière, peut-être, de faire de la grâce non seulement le récit de son ascension, mais aussi la boussole de son nouvel engagement public.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *