Par un arrêté daté du 17 août 2026, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, a procédé au reclassement de la chefferie traditionnelle de Koshin, faisant passer cette entité coutumière du 3e au 2e degré. La mesure, prise depuis Yaoundé, consacre une évolution majeure dans l’organisation traditionnelle de l’arrondissement de Fungom, département de la Menchum, région du Nord-Ouest.
L’arrêté ministériel s’appuie sur un dispositif réglementaire étoffé : la Constitution, le décret de 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles et ses divers textes modificatifs, ainsi que les textes organisant les services du Premier ministre, l’organisation administrative de la République et le fonctionnement du Gouvernement. Cette architecture juridique confère à la décision toute sa solennité et sa portée officielle.

Le dispositif de l’arrêté tient en quatre articles clairs. Le premier acte le reclassement de la chefferie de 3e degré de Koshin en chefferie de 2e degré, avec effet immédiat à compter de la signature. Le deuxième article fixe le nouveau nom de l’entité : « la chefferie de 2e degré de Koshin », dont le siège demeure à Koshin. Le troisième précise le ressort territorial élargi de cette nouvelle chefferie, qui englobe désormais les chefferies de 3e degré d’Ambwea, Koumenha et Pkwe, désormais placées sous son autorité coutumière. Enfin, l’article 4 dispose que l’arrêté sera enregistré et publié au Journal Officiel, en français comme en anglais.
Ce reclassement traduit une reconnaissance de l’importance et du rayonnement de l’autorité traditionnelle de Koshin au sein de son bassin coutumier. En plaçant désormais trois chefferies de 3e degré sous sa juridiction, le nouveau chef de 2e degré voit son autorité et ses prérogatives sensiblement renforcées, dans le respect de l’architecture pyramidale qui organise le commandement traditionnel au Cameroun.
Cette promotion administrative de la chefferie de Koshin illustre la dynamique continue de réorganisation du paysage traditionnel camerounais, où l’État reconnaît et structure, par la voie réglementaire, le poids et l’influence réels des autorités coutumières sur le terrain.
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