Sous un ciel clément et dans une atmosphère empreinte de solennité, les populations de Bagnou, localité nichée dans l’arrondissement de Bazou, ont réservé un accueil chaleureux au sous-préfet, le 23 mars 2026, à l’occasion de sa tournée de prise de contact. Une visite hautement symbolique, perçue ici comme un signal fort de la volonté des autorités administratives de se rapprocher des réalités du terrain.
Dès son arrivée, l’autorité administrative a été accueillie par les forces vives de la localité : autorités traditionnelles, élites politiques, responsables associatifs et populations mobilisées pour l’événement. Au cœur de cette cérémonie, un discours a particulièrement retenu l’attention : celui de Tagne Salomon Djamen, élite de la localité et représentant du président National du Comité de développement de Bagnou ( CODEBAGNOU).

Prenant la parole au nom des populations, Salomon Djamen n’a pas manqué de saluer l’initiative de cette tournée, qu’il considère comme « une opportunité précieuse de dialogue entre l’administration et les communautés locales ». Mais au-delà des civilités d’usage, son intervention s’est rapidement muée en un plaidoyer structuré en faveur du développement de Bagnou.
Face au sous-préfet, il a exprimé les attentes pressantes des populations, appelant notamment à un accompagnement renforcé des pouvoirs publics, avec en ligne de mire le soutien du gouverneur de la région de l’Ouest.
« Notre localité regorge de potentialités, mais reste confrontée à des défis majeurs », a-t-il souligné, évoquant tour à tour l’insuffisance des infrastructures de base, les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’énergie, ainsi que les enjeux liés à l’emploi des jeunes.

Dans un ton à la fois respectueux et ferme, le représentant président national du Comité de développement Bagnou a insisté sur la nécessité d’un partenariat plus soutenu entre l’État et les initiatives locales, afin d’accélérer la transformation socio-économique de Bagnou.
L’un des moments forts de cette visite a été la présentation, à l’autorité administrative, des nombreuses actions entreprises par le Comité de développement de Bagnou, notamment de l’imposante ferme de Salomon Djamen.
Malgré des ressources limitées, les populations ont su faire preuve d’ingéniosité et de solidarité pour impulser une dynamique locale. Construction d’infrastructures communautaires, mobilisation des élites, actions de solidarité et initiatives en faveur du vivre-ensemble : autant d’efforts qui témoignent d’un engagement citoyen remarquable.
« Nous ne sommes pas dans une logique d’assistanat, mais dans une démarche de co-construction du développement », a confié un membre du comité, visiblement fier des réalisations déjà accomplies.
Cette présentation a permis de mettre en lumière une réalité souvent ignorée : celle de communautés rurales qui, en dépit des contraintes, prennent en main leur destin.
Pour le sous-préfet, cette tournée s’inscrit dans une volonté de renforcer la présence de l’administration auprès des populations. En multipliant les descentes sur le terrain, il s’agit non seulement de mieux cerner les préoccupations locales, mais aussi d’encourager les initiatives communautaires.
À Bagnou, le message est clairement passé : les populations attendent des actes concrets, mais se disent également prêtes à jouer leur partition.
Dans les échanges qui ont suivi la cérémonie, plusieurs intervenants ont insisté sur l’importance d’un accompagnement technique et institutionnel pour pérenniser les projets en cours et en initier de nouveaux.
Au terme de cette étape de la tournée, un sentiment domine : celui d’un espoir renouvelé. Espoir que cette prise de contact ne reste pas symbolique, mais qu’elle débouche sur des actions tangibles en faveur du développement local.
À Bagnou, comme dans de nombreuses localités rurales du département du Ndé, les populations aspirent à un mieux-être, mais surtout à une reconnaissance de leurs efforts.
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