Le Port Autonome de Douala, poumon économique du Cameroun et principale porte d’entrée des marchandises, devrait incarner l’autorité, la rigueur et la souveraineté de l’État. Pourtant, l’épineux dossier de la gestion du scanner portuaire révèle une réalité troublante : celle d’un pays qui peine encore à exercer pleinement son contrôle sur des infrastructures stratégiques, au profit d’intérêts étrangers.
Comment comprendre qu’un outil aussi sensible que le scanner portuaire, essentiel à la sécurité, à la lutte contre la fraude douanière et à la mobilisation des recettes publiques soit confié à une entreprise étrangère, souvent dans une opacité totale, alors même que des compétences nationales existent ou pourraient être développées ? La question n’est pas simplement technique ou contractuelle ; elle est profondément politique et renvoie à la notion même de souveraineté nationale.
Laisser un commentaire