Dans un communiqué radio-presse signé le 5 août 2026, le Sous-préfet, Dr Hector Eto Fame, Administrateur civil, annonce le lancement imminent d’une vaste opération de contrôle des lieux de culte non agréés. Les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
L’arrondissement de Kribi II compte, dans le respect du principe de laïcité, de nombreuses associations religieuses qui y exercent librement leur foi au quotidien. Mais selon le communiqué, certaines de ces structures développent des activités qui dérangent le voisinage et heurtent la tranquillité de citoyens honnêtes.
Des sources dignes de foi font état de prélats exerçant leurs ministères dans l’illégalité, à travers des pratiques incommodes et des tapages nocturnes récurrents. Une situation que l’administration locale suit de près depuis plusieurs mois déjà.
Le sous-préfet rappelle que l’autorité administrative n’a pas attendu ce communiqué pour agir. Dès l’année antérieure, un travail de sensibilisation avait été mené auprès des ministres du culte, assorti d’un recensement de leurs lieux de prédilection. Les récalcitrants avaient alors été sommés de se régulariser, conformément à la loi n°90/53 du 19 décembre 1990 relative à la liberté d’association.
Faute d’une mise en conformité jugée satisfaisante, le sous-préfet territorialement compétent annonce désormais un contrôle minutieux dans l’ensemble de l’arrondissement, mené avec le concours des forces de maintien de l’ordre et des comités de vigilance. Les lieux de culte clandestins identifiés seront sanctionnés conformément à la loi, et leurs promoteurs invités à engager sans délai une procédure de régularisation.
Pour éviter toute sanction, les promoteurs concernés doivent constituer un dossier complet constitué d’une demande d’autorisation d’association religieuse adressée au MINAT, sous couvert du Préfet de l’Océan, d’une lettre d’engagement signée du promoteur, d’un statut et le règlement intérieur en quatre exemplaires et d’un procès-verbal de l’assemblée générale constitutive.
À travers cette sortie ferme mais pédagogique, le Sous-Préfet de Kribi II réaffirme que la liberté de culte ne saurait s’exercer au détriment de l’ordre public et de la tranquillité des populations, tout en laissant aux responsables religieux concernés une dernière fenêtre pour se mettre en règle.
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