Une controverse inattendue agite depuis quelques jours les réseaux sociaux à la suite de la diffusion d’un document administratif signé par le sous-préfet de Douala 5, Dr. Dr. Anuafor Cletus Asongwe. En cause : l’utilisation du titre « Dr. » répété deux fois avant son nom, une mention qui a suscité interrogations et commentaires ironiques chez certains internautes.
Pourtant, d’un point de vue académique, cette pratique n’a rien d’inhabituel. Elle reflète simplement le parcours universitaire de l’administrateur, titulaire de deux doctorats dans des disciplines différentes.
Selon les informations disponibles, Cletus Asongwe a obtenu un premier doctorat en droit public à l’Université de Douala. Il a par la suite soutenu un second doctorat en histoire des relations internationales à l’Université de Yaoundé I.
Au-delà de ces deux diplômes de doctorat, le sous-préfet possède également deux licences et deux masters dans les mêmes domaines, témoignant d’un parcours académique particulièrement riche et multidisciplinaire.
Dans plusieurs traditions universitaires à travers le monde , notamment dans certains milieux académiques européens, africains et internationaux, il est admis qu’une personne titulaire de deux doctorats puisse faire mention des deux titres. Dans ce contexte, l’usage du double « Dr. » constitue une manière de refléter officiellement cette double qualification académique.
Ainsi, l’utilisation du titre « Dr. Dr. » par le sous-préfet de Douala 5 relève d’un choix conforme aux usages académiques et ne contrevient à aucune règle formelle.
Pour plusieurs observateurs, au-delà de la polémique, cette situation devrait plutôt être l’occasion de saluer un parcours universitaire exigeant, illustrant un engagement soutenu en faveur de l’excellence intellectuelle et de la formation académique.
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