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Litige foncier des 1 200 hectares à Kribi : Paul Mbafor, la paix plutôt que la confrontation

Dans une affaire foncière ayant suscité des tensions autour de la redistribution de plusieurs parcelles issues d’une rétrocession de plus de 1 200 hectares à Kribi, l’homme d’affaires Paul Mbafor aurait choisi la voie du dialogue, de la responsabilité et de l’apaisement. Une posture qui illustre, selon ses proches, son attachement au vivre-ensemble et à la cohésion sociale.

Il est des hommes dont le parcours dépasse le cadre de leurs activités professionnelles pour s’inscrire dans une certaine conception de la vie en société. Au Cameroun, Paul Mbafor fait partie de ces personnalités qui revendiquent la promotion du vivre-ensemble, du dialogue et de la cohésion sociale plutôt que la confrontation. Jeune homme d’affaires résidant dans la capitale politique et originaire de la région du Nord-Ouest, Paul Mbafor s’est retrouvé il y a quelques jours au cœur d’un différend foncier portant sur quelque 1 200 hectares dans la cité balnéaire de Kribi. Une situation qu’il convient davantage de considérer, selon cette lecture des faits, comme la conséquence d’un malentendu entre partenaires d’affaires que comme une volonté de confrontation personnelle.

Au cœur de cette affaire, un principe mérite toutefois d’être clairement rappelé : la rétrocession opérée par l’État camerounais concerne en premier lieu les populations locales qui avaient été expropriées. Elles sont les bénéficiaires de cette opération et doivent demeurer au centre de tout processus de redistribution et de sécurisation foncière. Les différents acteurs qui ont pu intervenir, de près ou de loin, dans l’accompagnement des démarches administratives, financières, techniques ou juridiques ne sauraient perdre de vue cette réalité fondamentale.

Ils sont, en définitive, des accompagnateurs d’un processus destiné à réparer une situation foncière et à permettre aux populations concernées de retrouver leurs droits. Dès lors, se battre entre accompagnateurs pour le partage de terres qui ne leur appartiennent pas soulèverait une véritable question de responsabilité et d’éthique. C’est précisément sur ce terrain de la responsabilité que se situe l’un des enjeux majeurs de cette affaire. Il serait moralement difficilement acceptable que ceux qui ont accompagné la rétrocession en viennent à se déchirer autour du partage d’un bien dont ils ne sont pas les propriétaires originels.

Tous les acteurs impliqués dans l’accompagnement de ce processus devraient donc garder cette réalité à l’esprit. La terre concernée constitue avant tout une réponse aux attentes des populations locales expropriées. Elle ne devrait pas devenir le prétexte à une nouvelle source de conflit entre ceux qui ont contribué, à quelque niveau que ce soit, à faciliter le processus. Face à cette situation, Paul Mbafor avait privilégié une démarche fondée sur la recherche d’une solution équitable et durable. Loin de vouloir porter atteinte à l’intégrité ou à la réputation de son camarade d’affaires, sa démarche aurait essentiellement consisté à faire respecter les engagements pris et à clarifier la redistribution des parts au regard des contributions consenties par les différentes parties.

Le recours aux mécanismes judiciaires était intervenu dans un contexte où la clarification du droit et des responsabilités apparaissait nécessaire. Il ne s’agissait donc pas, selon cette lecture des faits, d’une entreprise de déstabilisation de l’autre partie, mais plutôt d’un moyen de rétablir un cadre légal susceptible de permettre à chacun de faire valoir ses droits. Cette approche traduit une philosophie que Paul Mbafor revendique dans ses rapports professionnels comme dans son engagement citoyen : privilégier le dialogue chaque fois que cela est possible et ne recourir aux voies de droit que lorsqu’elles deviennent nécessaires pour préserver les intérêts légitimes de chacun.

Pour comprendre les origines de cette affaire, il faut remonter à l’opération ayant conduit à la rétrocession de plus de 1 200 hectares aux populations, ainsi qu’aux démarches entreprises en vue de la sécurisation foncière de différentes parcelles. Selon les éléments rapportés par les protagonistes, les deux hommes d’affaires auraient contribué financièrement et à travers leurs réseaux respectifs à la réalisation de différentes démarches ayant permis d’accompagner le processus de rétrocession et l’obtention des titres fonciers. C’est précisément au moment de la redistribution des parcelles et de la répartition des intérêts que des incompréhensions seraient apparues. Des divergences dans l’appréciation des contributions respectives et l’absence de communication suffisamment claire auraient progressivement installé un climat de méfiance.

Pour Paul Mbafor, l’enjeu ne serait cependant pas de chercher à fragiliser son partenaire d’affaires. Sa préoccupation portait davantage sur la loyauté dans la répartition des parts, en tenant compte des engagements financiers et des efforts consentis de part et d’autre. Une position qui expliquerait la retenue observée dans sa communication autour de cette affaire. Plutôt que de multiplier les accusations publiques ou de s’engager dans une bataille médiatique, l’homme d’affaires a choisi de laisser les procédures appropriées permettre d’établir les responsabilités et de préserver les intérêts de toutes les parties.

Au-delà des intérêts particuliers, cette affaire interpelle sur la nécessité de préserver l’esprit même de la rétrocession. Une opération qui doit être perçue comme une opportunité de réparation et de reconstruction au bénéfice des populations concernées, et non comme un nouveau terrain d’affrontement entre accompagnateurs. Il appartient donc à chaque acteur de faire preuve de hauteur de vue. Les éventuelles dépenses engagées, les démarches effectuées ou les contributions apportées peuvent naturellement faire l’objet d’une clarification et, lorsque cela est juridiquement fondé, d’une reconnaissance appropriée. Mais ces revendications ne devraient jamais faire perdre de vue le droit premier des populations bénéficiaires.

« Nous ne sommes que des accompagnateurs », pourrait résumer la philosophie qui devrait guider l’ensemble des intervenants dans ce dossier. Et, dans cette perspective, il serait moralement regrettable que des accompagnateurs en viennent à se battre pour le partage d’une chose qui, à l’origine, appartient aux populations auxquelles la rétrocession est destinée. Cette vérité devrait être inscrite dans la conscience de tous les acteurs concernés. Car l’enjeu dépasse largement les intérêts individuels : il s’agit de faire en sorte que ce qui a été obtenu au terme d’un processus de rétrocession demeure une bénédiction pour les populations, plutôt que de se transformer en nouvelle source de division, de rancœur et de conflits.

Au-delà de cette affaire ponctuelle, Paul Mbafor entend également inscrire son action dans une vision plus large de la société camerounaise. Engagé politiquement au sein de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), en tant que président national des jeunes du parti, membre du Comité central et membre du Bureau politique, il se présente comme un défenseur du dialogue, de la paix et de la cohésion entre les différentes composantes de la nation.

Dans un pays où les questions foncières peuvent rapidement devenir des sources de tensions communautaires ou sociales, son choix de privilégier l’apaisement apparaît comme un message particulièrement important. La question n’est donc plus seulement celle d’un différend portant sur des parcelles de terrain. Elle renvoie également à la manière dont des acteurs économiques peuvent gérer leurs désaccords sans transformer une divergence d’intérêts en conflit personnel ou communautaire.

L’attitude attribuée à Paul Mbafor dans cette affaire rappelle finalement qu’un désaccord peut être porté devant la justice sans nécessairement devenir une guerre entre individus. Faire valoir ses droits n’implique pas forcément de vouloir nuire à son adversaire. Revendiquer la loyauté dans un partenariat ne signifie pas remettre en cause la dignité ou la réputation de l’autre. C’est précisément sur cette ligne de crête que Paul Mbafor semble vouloir inscrire sa démarche.

Dans l’affaire des 1 200 hectares de Kribi, l’homme d’affaires a ainsi fait le choix de défendre ses intérêts tout en préservant ce qui lui paraît essentiel : la paix, le respect de l’autre, le dialogue et le vivre-ensemble. Une posture qui, au-delà du contentieux foncier, renvoie à une certaine conception de l’engagement citoyen : rechercher la justice sans alimenter la division, défendre ses droits sans détruire les relations et, surtout, ne jamais perdre de vue ceux pour lesquels la rétrocession a été décidée. Car lorsque la terre est rendue à ceux qui en ont été privés, la véritable victoire ne devrait être celle d’aucun accompagnateur, mais celle des populations bénéficiaires. Et la responsabilité de tous est de faire en sorte que cette bénédiction ne vire jamais à la mal

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