A la une Société

Coopération Sud-Sud : Kribi et Grand-Bassam scellent une alliance pour un partage d’expériences

Le Maire de la Ville de Kribi, Guy Emmanuel Sabikanda, et son homologue de Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, ont franchi une étape majeure dans le renforcement de la coopération décentralisée en officialisant un partenariat stratégique.

Les deux édiles ont procédé , le 22 juillet 2026, en Côte d’Ivoire,    à la signature d’un protocole d’accord consacrant l’union de leurs collectivités territoriales autour d’ambitions communes de développement. Un acte fort qui marque le début d’une coopération Sud-Sud résolument tournée vers la sauvegarde des littoraux et l’avenir des populations riveraines.

À travers ce protocole d’accord, Kribi et Grand-Bassam entendent unir leurs efforts dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme durable, la culture, l’économie bleue, la logistique portuaire, la transition écologique, la résilience côtière et le développement des villes intelligentes grâce aux technologies numériques.

À travers ces domaines stratégiques, les deux collectivités entendent développer des projets structurants, favoriser le partage d’expertises, protéger leur littoral, stimuler le développement économique local, moderniser les services municipaux et renforcer les capacités de la jeunesse.

Guy Emmanuel Sabikanda, Maire de la ville de Kribi n’a pas caché son admiration pour Grand-Bassam, première capitale historique de la Côte d’Ivoire et ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

« Grand-Bassam est une ville attractive au riche patrimoine historique et culturel. C’est un honneur pour nous d’engager cette coopération avec une ville qui fut la première capitale de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Il a expliqué que la stratégie de coopération décentralisée de Kribi privilégie les partenariats avec des villes côtières partageant les mêmes réalités économiques, environnementales et touristiques. Selon lui, les nombreuses similitudes entre Kribi et Grand-Bassam ont naturellement favorisé la naissance de cette coopération, rendue possible grâce à l’accompagnement des autorités diplomatiques des deux États.

Le protocole d’accord signé entre les deux municipalités pose les jalons d’une collaboration technique et institutionnelle, axée notamment sur l’échange d’expertises en matière de préservation environnementale, de gestion urbaine et de développement économique local. Au-delà de la protection du littoral, cette coopération ambitionne de renforcer les liens entre les populations des deux cités et de créer des synergies durables au bénéfice des communautés locales.

Cette initiative illustre une dynamique croissante de coopération décentralisée entre collectivités africaines, où les villes elles-mêmes deviennent actrices de la diplomatie et de la solidarité continentale, en complément de l’action des États.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *