Dans le cadre de la matérialisation du Projet de réhabilitation et d’extension du système d’approvisionnement en eau potable dans la ville de Maroua, le Directeur Général de la CAMWATER a tenu à apporter des clarifications aux populations impactées par la perte de leurs droits fonciers. Une sortie destinée à dissiper les inquiétudes et à réaffirmer la transparence du processus d’indemnisation en cours.
C’est dans un contexte de vives préoccupations exprimées par certains riverains, notamment ceux du quartier Kongola à Maroua, que le Directeur Général de la Camwater, Dr Blaise MOUSSA a tenu à apporter des éclaircissements et à rassurer les populations concernées.
L’objectif : faire le point sur l’état d’avancement du processus d’indemnisation des victimes de pertes de droits fonciers, dans le cadre des travaux de réhabilitation, d’extension et de construction des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les villes de Maroua et de Bogo, Département du Diamaré.
Le projet, déclaré d’utilité publique par arrêté n°000585/MINDCAF/S n°000585/MINDCAF/SG/D1/D14/AVA du 15 juin 2023, prorogé par arrêté n°01326/MINDCAF/SG/D1/D14/D141/MPA du 16 juin 2025, a donné lieu à la mise en place d’une commission ad hoc chargée du constat et de l’évaluation, sous l’autorité du Préfet du Département du Diamaré, Monsieur EKOA MBARGA Jean-Marc. Les travaux de cette commission ont été consignés dans un procès-verbal, transmis tant au Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières qu’à la Direction Générale de la Camwater, pour compétence et suite de la procédure.

Sur cette base, la Camwater a saisi la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) afin d’engager la liquidation des sommes dues aux victimes, pour un montant global évalué à plus d’un milliard de francs CFA. Après un premier retour de dossier pour compléments, la Direction Générale a apporté les clarifications juridiques nécessaires, précisant que la procédure retenue relève des négociations à l’amiable prévues par les articles 15 et 16 du décret n°87/1872 du 16 décembre 1987, et non d’une indemnisation administrative classique liée à une procédure d’expropriation.
Le Dr Blaise MOUSSA a clarifié la situation pour les deux catégories de personnes concernées. D’une part, les détenteurs de titres fonciers, dont le dossier suit son cours dans le cadre d’une procédure d’expropriation bien avancée. D’autre part, les ex-exploitants ne disposant pas de titre foncier, recensés par la commission départementale de constat et d’évaluation, qui seront indemnisés à l’issue des procédures relatives à leurs mises en valeur détruites.
Il a par ailleurs tenu à dissiper toute suspicion, affirmant que la Camwater n’a posé aucun acte préjudiciable aux populations et qu’aucune parcelle n’a été affectée à des fins privatives.
Le Directeur Général de la CAMWATER invite les populations concernées à la sérénité. Il les exhorte à suivre les procédures en vigueur et à adresser, le cas échéant, leurs éventuelles réclamations directement auprès du Préfet du Département du Diamaré, autorité compétente pour en connaître en attendant un communiqué officiel de l’entreprise pour compléter l’entreprise.
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