Telle est la substance d’une mesure prise par le ministère des Finances (MINFI), sur hautes instructions du presidede la République Paul Biya.
Cette décision vise à encourager les milliers d’acteurs de ce secteur à se conformer aux exigences fiscales et administratives en vigueur. Elle intervient dans un contexte où les pouvoirs publics multiplient les initiatives en faveur de la structuration et de la professionnalisation des activités de transport urbain.
Samuel Franck Mvondo Mvondo, promoteur du projet Moto Afrique, s’est félicité de cette avancée qu’il considère comme une réponse concrète aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par les conducteurs de motos-taxis. Pour lui, cet allègement fiscal constitue une opportunité majeure pour favoriser l’adhésion des opérateurs au dispositif mis en place par l’administration.

« Désormais, il n’y aura plus de prétexte à l’incivisme fiscal », a-t-il déclaré, soulignant que cette mesure devrait permettre d’accroître le taux de mise en conformité des conducteurs tout en améliorant leur intégration dans l’économie formelle.
Le secteur des motos-taxis représente aujourd’hui l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois au Cameroun, particulièrement auprès des jeunes. Présents dans les grandes métropoles comme Yaoundé, Douala, Bafoussam et Garoua, les conducteurs assurent quotidiennement la mobilité de millions de citoyens, souvent dans des zones peu desservies par les transports conventionnels.
Au-delà de son impact économique, cette mesure pourrait également contribuer à renforcer l’encadrement du secteur, notamment en matière de sécurité routière, d’identification des acteurs et de protection sociale. Les observateurs estiment qu’elle ouvre la voie à un partenariat renouvelé entre l’État et les professionnels des motos-taxis.
Reste désormais à voir si cet abattement fiscal de 50 % suffira à convaincre les acteurs encore réticents à se conformer aux obligations légales. Une chose est certaine : avec cette décision, les pouvoirs publics envoient un signal fort en faveur de la modernisation et de la formalisation d’un secteur devenu incontournable dans le paysage socio-économique camerounais.
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